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" Histoire et chapelle "

Au cœur du Val de Lys,  près de la frontière belge, la famille Vermès joue la carte de l’accueil pour conserver non seulement le patrimoine architectural mais aussi la beauté de ce terroir arrosé par les becques.

 

 

Pascal Vermès se passionne pour les plans et les cadastres. Il montre volontiers à ses visiteurs le bel ouvrage paru à Bruxelles en 1980 sous la plume de Jean-Marie Duvosquel et Claire Lemoine Isabeau, « La région de Comines-Warneton, 7 siècles de documentation cartographique et iconographique ». Pensez-donc, on y voit de superbes documents comme cette « Carte chorographique des Pays-Bas Autrichiens » éditée sous la direction du général-comte de Ferraris en 1777-1778 où la ferme qu’il habite à Comines avec Isabelle se situe chemin de la Petite Helle.

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Si l’on remonte au XVIe siècle et que l’on se fie au relevé topographie dressé par Jacques de Deventer, il habiterait plutôt sur le chemin du Petit Duel, terme que l’on retrouve sur le cadastre de la commune de Comines en date du 12 Brumaire de l’An 2. Parfois, on trouve aussi l’appellation de chemin du Petit Hel, une revanche du masculin. Et aujourd’hui, Pascal vit dans une ferme à cour fermée dont l’adresse postale est celle du chemin du Petit Enfer. Quand on sait que « Hel », en flamand, signifie « Enfer », on comprend que ce terroir, mitoyen de la Belgique, doit sa toponymie fluctuante au fait qu’il se trouve à cheval à la rencontre des mondes latins et germains. Mais, si Pascal se passionne autant pour les cartes, c’est aussi qu’elles racontent à leur manière l’histoire de ses ancêtres, présents ici depuis le XVIIe siècle au moins. A l’échelle du 10 000ème, le cadastre de 1867 montre une commune divisée en plusieurs cantons. Section B, 1ère feuille, on trouve le « Canton de la Ferme Dumontier-Vermès ». Section D, 1ère feuille, on trouve le « Canton de la Ferme Vermès-Butin » et, sur la 3ème feuille, le « Canton des Fermes Vermès ». Et sur une autre carte, on peut lire « Canton de la ferme Ghester-Vermès » !

 

 

Une ferme connue sous le vocable "Les Prés Verts"

 

Durant une génération, jusqu'à trois frères Vermès possédaient chacun sa ferme à Comines. De fait, chemin du Petit Enfer, on en trouve toujours deux  au nom des Vermès. Au 1221, Pascal  occupe un corps de ferme à cour fermée avec Isabelle, assistante sociale à temps partiel dont il a eu trois enfants, Marie, Anne et Lucie, aujourd’hui adultes. Il succède dans cette ferme dite parfois de la Petite Helle à Cousin Jean-Marie. Au 809, on trouve Gérard Vermès et son épouse Bernardette, les parents de Pascal, officiellement à la retraite. Situé dans le hameau de Ste-Marguerite, leur ferme est aujourd’hui plus connue sous le nom « Les Prés Verts ». Un ensemble de 3 chambres d’hôtes, de 3 gîtes ruraux, plus un gîte de groupe comportant 8 chambres et accueillant jusqu’à 30 personnes fait partie des réseaux « Bienvenue à la ferme »,  « Gîtes de France » et « Charmance ». Pour y accéder, le fameux chemin du Petit Enfer passe entre deux mares dont l’une abreuve les chevaux en pension dans l’exploitation. Et les canards s’en donnent à cœur joie dans ce paysage verdi par une végétation indigène d’aulnes, de troènes ou d’aubépines mais également par tout un éventail d’essences ornementales  formant haies et bosquets.

 

 

En 1918, les Vermès retrouvent leur corps de ferme en ruines

 

« Selon mon grand-père Louis Vermès, raconte Pascal, nos ancêtres directes habitaient la Ferme du Colombier avant d’arriver au N°1121. Il ne se mariera qu’après la guerre, en 1919. Car la famille a vécu de dures années. » Alors que les alliés ont pu se maintenir à Ypres, Comines est tombée aux mains des Allemands dès le 4 octobre 1914. En mai 1917, toute la cité est évacuée. Entre le 31 juillet et le 16 octobre, l’offensive menée par le général Douglas Haig ne permet pas de regagner ce point stratégique de passage sur la Lys. Comines ne sera libérée que le 16 octobre 1918. « Notre famille, poursuit Pascal, retrouve une ferme en ruines. Deux bâtiments provisoires sont bâtis à la hâte pour le logement et les dépendances. Un an avant ma naissance, mon père Gérard a pris la succession de Louis en 1955. D’abord sur 26 ha et finalement sur 40 ha, il a cultivé les pommes de terre et les betteraves mais a surtout profité de l’essor des petits pois en conserve avec L’Union paysanne rachetée depuis par Daucy. Des ennuis de santé l’ont convaincu d’abandonner l’élevage de 24 laitières en 1987. Elles seront remplacées par des vaches allaitantes, activité abandonnée en 2009 ». Dès 1983, Vermès senior et son épouse se lancent dans le tourisme en ouvrant un des tous premiers gîtes de la région. Diplômé de l’Institut supérieur d’agriculture de Lille, Pascal décide d’abandonner son métier de conseiller en gestion à Valenciennes pour revenir sur Comines et créer le bien nommé GAEC des Fermes Vermès avec sa mère Bernadette, née Grave et originaire de Deûlémont. Ne pouvant alors compter que sur 50 ha dont plusieurs ont été depuis gagnés par l’urbanisation, le gestionnaire sait très bien qu’il lui faut développer l’accueil. Et c’est ainsi qu’en plus des trois gîtes alors en activité, trois chambres d’hôtes et le gîte de groupe sont créés. Et voilà comment, depuis 1990, les cartes se sont enrichies d’un nouveau toponyme, « Les Prés Verts ».


La chapelle de l’an 2011


img art 2Sur la façade, l’inscription ne laisse aucun doute, « Anno 2011 ». Si la chapelle de Notre-Dame de la Paix est récente, sa construction respecte les méthodes de construction ancestrales en mariant brique et pierre bleue. C’est dans la tradition des fermes du Val de Lys de posséder une chapelle et la famille Vermès a voulu s’inscrire dans cette histoire en finançant sa construction et en se battant pour obtenir le permis de construire. « Notre chapelle est une réplique de celle de Notre-Dame du Préau à Deûlémont, remise un peu au goût du jour », explique Pascal. Les plans sont de Pierre Destailleur, architecte à Halluin. Sont intervenus sur le chantier Marie Marot pour le vitrail, le marbrier de Comines Max Vandermarlière, le couvreur Fabrice Trainel, de Quesnoy-sur-Deûle et le ferronnier  de Bruay-la-Buissière, Jean-Pierre Charmion.

 

Article de Jean-Claude Grenier

dans Le syndicat agricole - 17 janvier 2014


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Contact

Pascal VERMÈS
1221, chemin du Petit Enfer
59560 COMINES
Tél : 03 20 39 21 28
Fax : 03 20 39 56 39

Email: lespresverts@free.fr